La terre vit sa vie

Etonnantes toutes ces éruptions ! La terre serait-elle en colère, à moins qu’elle n’ait pris froid ?

La terre s’ébroue, malgré nous, et sans souci de nous, les humains, que l’on appelle humains et non terriens … Etonnante cette terre qui vit le jour, si l’on peut dire ainsi, il y a 4,5 milliards d’années dans un univers déjà vieux de plus de 9 milliards d’années ! Si la vie de la terre devait tenir en une journée, nous apparaitrions dans les quatre dernières secondes. C’est dire notre importance.

La vie de la terre n’est pas un long fleuve tranquille, plutôt une succession de phénomènes imprédictibles, phénomènes venus de l’intérieur de la terre ou de l’univers. Les éruptions volcaniques restent inmaîtrisables, violentes et destructrices mais si belles à regarder. La Palma depuis septembre, l’Etna le 22 octobre après deux éruptions en février et Aout dernier, et le cratère Nakadake du Mont Aso au Sud du Japon le 21 octobre.

Vous vous souvenez certainement de la paralysie de la circulation aérienne en avril 2010 pendant plusieurs jours à la suite de l’éruption en Islande de l’Eyjafjallajökull qui avait projeté son panache à 4300 mètres d’altitude. Cette fois-ci, et pour l’instant, pas de menaces de cet ordre.

Avec ces phénomènes en série, en voilà des poussières projetées dans l’atmosphère, de la vapeur d’eau, des gaz toxiques, du CO2, des cendres, voire des pierres, des particules fines. Les conséquences de ces éruptions sur la vie quotidienne de ceux qui vivent aux pieds des volcans sont certaines, les conséquences sur le climat pourraient, elles, dépendre de la hauteur des projections dans l’atmosphère.

Nous ne pesons pas lourds face à de tels éternuements de la terre ! Alors même que l’être humain occupe une place unique dans l’univers, nos efforts vis à vis du climat et de son évolution, paraissent dérisoires. Cette place spéciale de l’être humain sur la terre comme dans l’univers révèle en réalité l’infinie petitesse de l’homme. En accepter le principe permettrait peut-être à l’homme de renouer ses liens avec la nature. Retrouver une certaine humilité. Redevenir responsable et respectueux. Mieux consommer, moins gaspiller, résister aux multiples tentations de la société de consommation de masse, savoir dire non ou stop. Il s’agit bien souvent de retrouver des gestes et des attitudes à l’opposé de l’impérieux « tout-tout-de-suite ». Question de volonté individuelle plutôt que de politique ?

La terre, notre maison à tous.

Laudato si’, mi’ Signore !

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