Eole et les éoliennes

Autant en emporte le vent !

 

Eole, dans la mythologie grecque, était maître et régisseur des vents. C’est donc lui qui les dirigeait, les retenait enfermés ou les déchaînait. Rien n’a changé !
Eole se joue des éoliennes. Il leur envoie parfois un vent régulier qui fait tourner les pales. Quand il leur fait subir un vent trop fort, elles sont contraintes de s’arrêter. Et quand il fait la sieste, les éoliennes sont immobiles. Les éoliennes subissent les caprices d’Eole sans qu’il soit possible de faire autrement.

Aujourd’hui toute la France subit ces machines gigantesques qui défigurent nos campagnes. Il est prévu qu’elles passent de 160 mètres de hauteur à près de 200 mètres, soit 2/3 de la tour Eiffel. Quel est le but ?

Officiellement, le but de la loi de transition énergétique est de réduire la consommation des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (CO2).
La production d’électricité est aujourd’hui aux 3/4 d’origine nucléaire (58 réacteurs), 11% d’origine hydraulique (renouvelable), 6% d’origine thermique fossile, 4% d’origine éolienne, les 4% restant étant de source solaire et bioéenergie. La loi de transition énergétique vise 40% d’énergie renouvelable en 2030 contre 19% aujourd’hui.

Or, la France produit une électricité propre qui n’émet presque pas de CO2. Ni le nucléaire ni l’hydraulique n’émettent de CO2. Ce sont les transports, l’habitat et les industries qui produisent du C02. En 2018, la France a produit 60g de CO2/kWh contre plus de 500 pour l’Allemagne, (qui produit le CO2 avec du charbon et du gaz). La France ne représente que 1,2% des émissions mondiales de C02. La France est donc vertueuse dans ce domaine, ce serait bien de le dire !

Par ailleurs, la France exporte tous les ans environ 10% de sa production d’électricité.
Autrement dit, par la loi de transition énergétique, l’Etat favorise le développement d’une industrie dite renouvelable, dite propre, dite écologique quand la France, en fait, n’en n’a pas besoin !

La loi de transition énergétique n’a rien de très écologique ni de développement durable. C’est une loi doctrinaire. Le dossier est à charge !

Techniquement :
Une éolienne, c’est un mât de 160 mètres de haut auquel sont fixées trois pales de 60 mètres, mât planté dans un socle de béton de 800 à 2000 tonnes au milieu de terres agricoles, sur 2,5 à 4 mètres de profondeur, d’une durée de vie de 20 ans, et dont le démantèlement inévitable n’est pas financé. Elle nécessite des travaux de voirie et d’équipement pour être raccordée au réseau. Elle est surmontée d’un flash lumineux permanent qui la rend visible des kilomètres à la ronde. Elle ne produit de l’électricité qu’à 25% de sa capacité, car Eole n’a que faire de la loi de transition énergétique et envoie les vents de façon intermittente !

Ecologiquement :
C’est une nuisance pour les animaux qui viennent s’y heurter (oiseaux migrateurs notamment, chauve souris, …).
C’est une nuisance sonore pour les humains, et un risque sanitaire avéré que l’Etat ignore alors même que l’Académie de médecine a émis des réserves notamment sur la distance à respecter vis à vis des habitations (1 500 mètres au lieu de 500).
Ce sera une nuisance pour les terres agricoles et les plantations qui seront polluées à vie par le béton qui ne sera jamais enlevé compte tenu du coût de démantèlement (entre 100 000 et 850 000 euros par éolienne).
Les pales, en matériau composite à base de carbone et de résine, seront complexes à recycler. La filière n’existe pas encore.

Financièrement :
Le mécanisme est parfait. Vous contribuables, payez sur votre facture d’électricité, différentes taxes assujetties à la TVA. En tout, cela représente 37% du montant de votre facture. Une taxe, la CSPE (Contribution au Service Public d’Electricité) pèse à elle seule 15% de votre facture. Elle a été créée en 2003 pour financer les surcoûts liés aux charges de service public de l’électricité, en l’occurrence payer le surcoût de l’éolien. EDF peut donc payer l’électricité aux producteurs d’éolien à 85 euros le MWh pendant 15 ans quand le prix de marché de l’électricité est à 35 euros ! Les éoliennes sont toutes importées, notamment de Chine, merci pour la balance commerciale. L’agriculteur qui accepte une éolienne sur ses terres est rémunéré environ 6000 euros par an, la commune ou l’intercommunalité touchent aussi un revenu annuel. On comprend qu’ils soient tentés.

Juridiquement :
Compte tenu de l’opposition des habitants des campagnes, du nombre de recours et d’actions en justice des riverains, compte tenu de l’objectif du gouvernement de passer d’une puissance de 15 000MW (8 000 éoliennes) en 2018 à 26 000MW (23 000 ou 24 000 éoliennes) en 2023, l’Etat s’est arrangé pour rogner sur les libertés. Il a décidé, entre autres, de supprimer les recours devant le tribunal administratif et de les faire porter devant la cour administrative d’appel; de limiter les recours à deux mois; de supprimer les demandes d’autorisations d’exploitation dans le cadre d’un renouvellement de parc (machines plus hautes et plus puissantes). Les enquêtes publiques pourront être remplacées par une « participation du public » (article 56 de la LOI n° 2018-727 du 10 août 2018 pour un Etat au service d’une société de confiance) – sic. Mais de quoi se plaint-on?

Un certain nombre de députés se sont engagés dans une réflexion plus globale.
Saisissons le Grand débat pour sortir ce dossier.

En conclusion : de l’écologie ? oui, mais de la vraie !

PARMI LES SOURCES INNOMBRABLES :

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