Honneur aux morts pour la France, alors que la France se meurt

Voilà 107 ans qu’on célèbre la fin de la première guerre mondiale ! Autant dire une éternité aux yeux d’aujourd’hui. Et pourtant, il n’y a qu’un pas de 14-18 à 39-45 et de 39-45 à aujourd’hui, 2025.

Si après chaque guerre, arrive le temps de la paix, le temps du souvenir et celui de l’espérance, force est de constater qu’aujourd’hui cette espérance est déçue et que le temps de paix a des relents de guerre. Charles de Gaulle en libérant Paris en 1944 avait dit « Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré ». S’en était suivie la libération de la France entière. L’Espérance était là ! L’automne 2025 nous conduit plutôt vers « La France outragée, la France appauvrie, la France méprisée ….. la France entravée ! »

Fille aînée de l’église, riche de ses terroirs et de ses traditions, riche de ses héritages culturels et spirituels, riche de ses habitants qui l’aiment comme elle est, la France souffre. Les Français qui chérissent « le sentiment de tendresse poignante pour une chose belle, précieuse, fragile et périssable », souffrent avec elle. (Simone Weil, philosophe, 1942)

La France outragée par une perte totale de l’Autorité de l’Etat ; par le spectacle permanent d’une classe politique nourrie de haine et d’esprit révolutionnaire ; par des politiques prêts à tous les renoncements suicidaires comme supprimer la loi sur les retraites ; par la situation d’un ancien président de la République plus maltraité que les violeurs et les égorgeurs qui eux courent encore ; par un ministre de l’Intérieur qui reprend langue avec ceux qui voudraient bien voir la France à genoux ; par la violence débridée des casseurs de tous poils comme des dealers …

La France appauvrie par des prélèvements d’impôts les plus élevés d’Europe, que ce soit pour les personnes privées ou les entreprises ; par un système social qui oublie la famille et les familles ; par une Europe, qui au nom de l’Europe, supprime le principe de subsidiarité et impose des obligations sans respect des particularités nationales qui permettraient à chaque pays de préserver son identité ; par une course absurde, bâtie sur un mensonge, au nom du climat, à des réglementations appauvrissantes et abérantes …

La France méprisée par des personnes qui ne veulent pas accepter ses règles et veulent simplement la piller de ses richesses, de sa générosité qui va, c’est vrai, jusqu’à l’absurde avec un système social sans limite ; par la haine des riches par des idéologues qui flattent et encouragent les « assistés permanents » ; par le mépris de l’effort et du travail qui, pourtant, créent la richesse collective ; par le mépris et l’abandon d’un de ses ressortissants prisonnier d’un gouvernement étranger …

« Nos exemples sont nos chefs » m’a confié cet après-midi un jeune lieutenant de la Marine nationale de 23 ans …

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