Il est toujours indispensable d’aller à la source des informations, particulièrement en période de campagne électorale. Certains m’ont écrit, inquiets, doutant. D’autres m’ont fait suivre le document suivant. « Quoi ! serait-ce vrai ce qu’on nous annonce ? » Comment savoir ?

Le graphique ci-dessous répond largement au graphique ci-dessus car il reprend l’historique. Il a été présenté au Conseil Municipal du 22 janvier dernier, lors du débat budgétaire. Il donne une vue d’ensemble sur une réalité financière complète et complexe. On ne peut faire fi de son histoire …

Analyse :
En brun, faisant le socle de l’endettement, c’est celui du budget principal dont 7 M€ dus à la crise du Covid, et 12,7 M€ de la pénalité SRU, pour défaut de logements sociaux, 25% d’après la loi. La ville de Boulogne-Billancourt est passée de 10,8% de logements sociaux en 2008 à 15,68 % au 1er janvier 2024.
En rose, les budgets annexes. Cela concerne la piscine, les publications (BBI), et les locations immobilières. La dette de 7M€ vient de travaux réalisés en 2010-2011 pour la piscine du fait de malfaçons lors de la rénovation de 2005-2006.
En vert, vient s’ajouter la dette de l’aménagement de l’Ile Seguin. Des associations ont fait recours sur recours pendant des années, empêchant la réalisation des m2 prévus sur l’Ile, ce qui s’est traduit par une perte de valeur de terrain de 100 M€, à laquelle il faut ajouter les coûts du portage financier de l’opération qui s’élèvent à 36 M€. Rien que ça.
En jaune, la dette de la ZAC Seguin. En effet, le montage financier signé entre la ville et Renault en 2004 était déséquilibré, au détriment de la ville. Les participations reçues des promoteurs ne sont pas venues couvrir l’ensemble des dépenses d’aménagement, ce qui est normalement le cas dans toute zone d’aménagement concertée. Par ailleurs, ce budget annexe a également porté les coûts de l’opération ANRU du quartier du Pont de Sèvres. La ville a démontré sa capacité à rembourser cette dette depuis 2008, puisqu’elle sera passée de 90M€ à 18,7 M€ fin 2026. Et tout cela sans augmenter les impôts depuis 17 ans. Cette dette n’est comptablement plus à la charge de la ville depuis le 1er janvier 2018.
Eléments complémentaires extraits du même document d’orientation budgétaire présenté et voté au Conseil Municipal du 22 janvier. Je cite :
La Ville a mené une gestion prudente avec une dette totalement sécurisée au niveau de
risque le plus faible au sens de la charte de bonne conduite (ou charte de Gissler), dépourvue
de tout produit structuré. La structure de l’encours est équilibrée : 40,4% à taux fixes et
59,6% à taux variables classiques et couverts, ce qui permet de répartir les risques et
bénéficier d’opportunité lorsque le marché est favorable. Le taux moyen de la dette a baissé
de 38 points de base et atteint 2,87% au 1er janvier 2026 (contre 3,25% au 1er janvier 2025),
du fait de la baisse des taux sur la part de dette à taux variables.
Vous pouvez regarder la video de Christine Lavarde qui reprend l’ensemble des éléments présentés lors du dernier conseil municipal.
Vous pouvez aussi venir assister au dernier conseil de la mandature, le jeudi 12 février à 18H, au cours duquel sera présenté le budget 2026. Vous pourrez ainsi compléter vos informations.